Lyriques: (1835-1928).

Musique: , 1647.


Amour pur, insondable, Être du Dieu suprême,
Qui, pour se révéler, donna le Fils lui-même,
Dans ce monde, envahi par la nuit du péché,
Nos yeux ont pu te voir et nos mains t’ont touché.

Tu brilles à la croix, lorsqu’aux trois heures sombres,
Qui sur un monde aveugle épaississaient les ombres,
L’homme parfait, le Fils du Dieu saint, du Dieu fort,
Traversa l’abandon, la colère et la mort.

Tu souffris, ô Jésus, Sauveur, Agneau, Victime!
Ton regard infini sonda l’immense abîme,
Et ton cœur infini, sous ce poids d’un moment,
Porta l’éternité de notre châtiment.

Il dit: «C’est accompli», baisse la tête, expire!
Et voici que soudain le voile se déchire;
Lavés, justes, parfaits, nous entrons au saint lieu,
Dans la pleine clarté de la face de Dieu.

Ah! du céleste amour souveraine victoire!
Ta croix du Père saint fait éclater la gloire,
Et nous sauve, et remplit nos bouches et nos cœurs
Du cantique éternel des vrais adorateurs.